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dimanche 11 octobre 2015

Charlotte Mason: origamis et jolis pliages (paper sloyd)


Charlotte Mason avait une façon bien à elle d'introduire la géométrie: le "paper sloyd", un mot dérivé du suédois slöjd pour désigner le travail du papier.


L'idée est comme toujours d'utiliser des choses toutes simples pour apprendre; en l'occurence fabriquer de petits objets pratiques à l'aide de feuilles toutes simples (enveloppes, marque-pages, petites boîtes, éventails, carnets, pochettes...). On peut aussi se lancer dans la réalisation de maquettes et de patrons d'objets à réaliser dans d'autres matériaux. 

L'enfant, en pliant le papier, fait travailler sa motricité fine et sa créativité tout en découvrant les bases de la géométrie: mesures, symétries, angles, bissectrices, patron plat et passage en 3 dimensions... 

Cette discipline est introduite vers huit ou neuf ans, selon les enfants. Jamais avant, tout simplement parce que le paper sloyd nécessite d'avoir déjà de bonnes notions en mathématiques et une certaine minutie. L'enfant doit déjà être capable de travailler à la règle, au millimètre près.

On commence par une simple enveloppe, et petit à petit on complexifie. Chaque réalisation est bouclée en une quinzaine de minutes: la durée parfaite pour "faire un break manuel" entre deux leçons plus denses!



Des supports pour travailler le Paper Sloyd aujourd'hui

Les librairies proposent aujourd'hui énormément de livres consacrés aux origamis. Mais lorsqu'il s'agissait de travaux manuels Charlotte Mason encourageait la création d'objets fonctionnels: on évite donc tout ce qui est napperons en papier, poules et autres animaux décoratifs etc... 

J'ai néanmoins trouvé quelques perles:

Le manuel de Paper Sloyd dont se servait Charlotte Mason, en téléchargement gratuit

Un tutoriel tout simple pour réaliser des enveloppes

De beaux papiers


Les petites boîtes en origami Djeco


Le livre 30 boîtes en origami




Pour en savoir plus sur la pédagogie Charlotte Mason:

jeudi 21 mai 2015

DIY - Activités manuelles autour de Poucette dans sa coquille de noix



J'ai profité de la période "Poucette" de mes filles pour leur proposer une activité de modelage. Le personnage ayant besoin d'être assez petit pour rentrer dans une coquille de noix, l'occasion est parfaite pour travailler la minutie. Le résultat est printanier à souhait!

Matériel: 
-pâte fimo
-coquilles de noix
-pétales de fleurs

"C'est une belle fleur", dit la femme.
Et elle l'embrassa sur les beaux pétales rouges et jaunes, mais au moment même de ce baiser, la fleur s'ouvrit avec un grand bruit d'explosion. C'était vraiment une tulipe, ainsi qu'il apparut alors, mais au milieu d'elle, assise sur le siège vert, était une toute petite fille, mignonne et gentille, qui n'était pas plus haute qu'un pouce, et qui, pour cette raison, fut appelée Poucette.

Elle eut pour berceau une coque de noix laquée, des pétales bleus de violettes furent ses matelas, et des pétales de roses son édredon ; c'est là qu'elle dormait la nuit, et le jour elle jouait sur la table, où la femme avait posé une assiette entourée d'une couronne de fleurs dont les tiges trempaient dans l'eau ; un grand pétale de tulipe y flottait, où Poucette pouvait se tenir et naviguer d'un bord à l'autre de l'assiette ; elle avait pour ramer deux crins de cheval blanc. C'était charmant. Et elle savait aussi chanter, et son chant était doux et gentil, tel qu'on n'avait jamais entendu le pareil ici.



mercredi 12 mars 2014

Maternelle: peindre des fleurs de cerisier avec des bouteilles de soda

Ce n'est pas encore le printemps, mais nous sommes tout de même en plein Hanami!
Voici l'une des activités du cahier d'activités sur le Japon: peindre des fleurs de cerisier en prenant pour tampons le dessous de bouteilles de soda. 

On se croirait presque à Tokyo, non?



mardi 11 mars 2014

A la découverte de l'art optique de Vasarely

La récente (énième) visite de la fondation Vasarely fut inspirante!
Un joli moment pour découvrir les couleurs avec les plus petits, la géométrie avec les plus grands, et la façon dont les teintes agissent les unes sur les autres. 
Une activité plaisante à tout âge, pourvu que l'on ait un grand carton, du papier canson, des ciseaux, et un -gigantesque- tube de colle!

lundi 27 janvier 2014

L'enfant et l'ennui.

Je reçois de plus en plus de mails me demandant quelles activités j'organise pour parvenir à remplir 365 journées par an. Avec l'école à la maison, il est assez amusant de constater que ce sont souvent les mêmes questions qui reviennent, et après les interrogations sur la socialisation, viennent celles sur l'ennui… ou plutôt la hantise de l'ennui.

L'école à la maison ne nous prend que trois heures par jour, laissant énormément de temps libre l'après-midi. Durant ces demi-journées de liberté, il m'arrive souvent de ne rien organiser. 


Je pense que beaucoup d'enfants se plaignent d'un manque d'activités parce qu'on ne les laisse pas apprendre à s'ennuyer. Les moments d'ennui ne sont pas forcément une perte de temps; au contraire ils sont nécessaires pour apprendre à se poser et à réfléchir. 
Si je laisse volontiers les enfants "s'ennuyer", en revanche je veille toujours à ce qu'ils aient à leur disposition de quoi s'occuper par eux-mêmes de façon productive.


J'en ai fait les frais plusieurs fois, mais je persiste: ils ont toujours à disposition de la peinture, des pastels, des crayons de toutes sortes, des palettes d'aquarelle, des feuilles et cartons, une caisse d'instruments de musique, un baril de briques de lego, de la pâte à modeler… et surtout des montagnes de livres (A la maison, d'année en année les bibliothèques couvrent de plus en plus de murs, et je pense qu'il n'y en aura jamais assez). 

Les enfants peignent et lisent donc plusieurs heures par jour, librement. Dans le fond, je crois que c'est l'aspect de l'école à la maison qui me plaît le plus: cette débauche de temps libre pour lire et s'inventer des histoires.


Il ne s'agit pas de les laisser livrés à eux-mêmes sans rien à faire ou pire, végéter devant un écran de télévision. Il s'agit de veiller à ce que l'enfant soit suffisamment nourri intellectuellement -par ses rencontres, ses voyages (réels ou littéraires), ses découvertes culturelles- et qu'il ait assez de matière première à sa disposition pour apprendre de lui même à mettre son ennui à profit.

Et je ne cesse de m'émerveiller en constatant qu'une personne qui a appris à s'ennuyer trouvera toujours de quoi créer, pourvu qu'elle baigne toute entière dans un environnement aussi foisonnant que possible.

Pour le penseur et pour l'esprit inventif, l'ennui est ce « calme plat » de l'âme qui précède la course heureuse et les vents joyeux ; il leur faut le supporter, en attendre les effets à part eux : voilà précisément ce que les natures inférieures n'arrivent absolument pas à obtenir d'elles-mêmes ! Chasser l'ennui à tout prix est aussi vulgaire que travailler sans plaisir.
Nietzsche. Le Gai Savoir.

dimanche 22 septembre 2013

L'éveil à l'art


L'éveil à l'art est une matière absente de nos cours par correspondance, je veille donc tout particulièrement à y pourvoir par moi même (et je me régale!).
Je varie les supports et les livres sur les différents courants, techniques...d'autant plus que c'est quelque chose qui me tient particulièrement à coeur.

Mes petits aiment parcourir les galeries, les musées, les expos... mon aîné de six ans a toujours un pastel dans la main!

Je pars du principe qu'on peut s'exercer au graphisme tout en développant son sens artistique, et que l'école à la maison est un terreau fantastique pour introduire de l'art dans chaque discipline.

Les petits enfants sont d'excellents artistes, ils ont une spontanéité que les adultes ont perdue. Ils peignent avec leur âme, et ne cherchent pas forcément à restituer avec exactitude ce qu'ils voient.

Il n'est pas difficile de les faire dessiner, peindre ou sculpter: ils ont plaisir à s'exprimer avec de la matière; Le vrai défi, c'est qu'ils continuent à le faire en grandissant. 

Mon aîné a six ans, et je trouve que c'est un âge charnière concernant leur rapport au dessin: en apprenant à écrire ils perdent une certaine insouciance vis à vis du geste artistique. On leur apprend à recopier des lettres fidèlement en leur faisant faire des lignes... mais ils ont tendance à appliquer cette doctrine de l'écriture aussi au dessin.

Ils ont davantage tendance à vouloir restituer ce qu'ils voient de manière presque photographique, là où auparavant ils dessinaient selon leur ressenti et leurs émotions. C'est tout un travail d'entretenir leur rapport personnel à la beauté tout en les aidant à affiner leur geste.

Une œuvre n'est pas belle parce qu'elle restitue fidèlement ce que voit l'artiste. C'est sans intérêt, autant prendre une photo directement. Une œuvre n'est belle que par l'âme qu'on y met. Et ça aussi, ça s'apprend!

Illustrations: merci à mon grand garçon de 6ans!