jeudi 22 juin 2017

12 astuces pour organiser un road trip en famille

Charlotte Mason estimait qu'il n'existe que deux manières de s'enrichir en dépensant son argent: en achetant des livres, et des voyages. Comme elle avait raison!

Au fil des années nous avons pas mal baroudé. Les grossesses et les bébés ne nous ont jamais empêché de bouger, au contraire. Et plus le temps passe, plus nous privilégions la formule "road trip", pour sa richesse et son côté "aventure". Voici nos trucs et astuces pour voyager: n'oubliez pas de partager les vôtres!


1. Jamais... jamais... de "voyage organisé"

Nous avons fait l'erreur une fois, pour la Chine, du voyage organisé. Si cela correspond aux attentes de certaines personnes, je suis profondément allergique au concept. . Payer plus cher pour partir entre français et courir toute la journée de musée en musée derrière un guide affublé d'un drapeau avant de monter en bus direction l'étape suivante... Pour tout vous dire c'était tellement peu nous que nous nous sommes échappés! Ce n'est pas ça, voyager.
Voyager c'est se perdre dans un dédale de ruelle et galérer pour demander son chemin, rencontrer des gens différents de soi, manger avec les locaux, flâner au marché, prendre le train sans être tout à fait sûr de ce qui est écrit sur le billet... Ca c'est l'aventure!

En bref: un bon road trip est un road trip qui vous ressemble. Il y aura des loupés, forcément, mais ce sont eux qui rendront votre voyage inoubliable.

2. Trouver l'inspiration

Allez faire un tour sur le site de roadtrippers, il donne plein d'idées de chouettes itinéraires.

3. Les billets d'abord


Pour les destination lointaines, commencer par les billets d'avion. C'est le plus gros budget, je construis donc systématiquement le voyage en fonction des billets que je trouve. Je cherche les bons plans, j'évite les destinations à la mode, je privilégie le hors saison... Une fois la bonne affaire dénichée, je prends quand même le temps de vérifier des formalités de visa et je regarde rapidement le prix moyen de l'hébergement sur place (Camping sauvage légal? Prix des hôtels?...) avant d'acheter sans trop traîner car les prix des billets d'avion varient extrêmement vite.

4. L'itinéraire

Une fois les billets trouvés, je trace l'itinéraire sur google map, en tentant de passer par un maximum de points d'intérêts sympas. J'évite de prévoir de la voiture le premier jour quand il y a un décalage horaire important et je compte un maximum de 2h30 de voiture par jour en moyenne. Ce qui signifie que toutes les journées sans voiture sont compensées par des journées avec plus de route. Pour décompresser je prévois généralement une journée sans voiture par semaine, que je cale sur un très bel endroit où du coup nous restons deux jours.

J'essaie de ne pas passer deux fois au même endroit: les arrêts culturels et les points d'intérêt sont faits "sur la route" et non en partant d'un hôtel pour y revenir ensuite. Ne pas trop charger les heures de voiture permet de s'adapter et de rester mobile: en cas de pépin on peut facilement rattraper le fil.

5. Hôtels et campings

Quand l'itinéraire est fixé, avec des choses intéressantes à faire tous les jours, je réserve les hôtels ou je note les campings sur lesquels je prévois de m'arrêter. J'évite comme la peste les hôtels touristiques ou les campings avec toboggans aquatiques/animations/spectacles musicaux/miniclub... A nous les petits campgrounds sauvages et "nature": pouvoir faire griller nos saucisses en plein air et papoter le soir au coin du feu avec nos voisins de tente est le seul luxe auquel nous aspirons!

6. Carnet de voyage

Je rédige un petit carnet de road trip, avec le programme de chaque journée, et toutes les infos importantes: kilométrage à parcourir, numéros de réservation, adresses des points d'intérêt, où se ravitailler avec les horaires des magasins (c'est tout bête mais on peut perdre un temps fou à chercher à manger quand on est dans un environnement inconnu!), prix des entrées...
Je note aussi quelques plans B au cas où tel camping sans réservation serait complet...
C'est aussi dans ce carnet que je note toutes les infos culturelles intéressantes sur les lieux que nous visiterons (spécialités locales, personnalités, anecdotes...). J'imprime autant de carnets que de voyageurs: comme ça les enfants peuvent suivre le programme!

7. Partir léger!

Je pars lé-ger, même (surtout!) avec des bébés. Oui, c'est difficile mais plus on emporte de barda moins on est mobile. L'idée étant de partir avec un sac à dos par personne. Partir avec très peu d'affaires, c'est aussi se recentrer sur l'essentiel et apprendre la débrouille. Je n'emporte aucun jouet ni "doudou". Les enfants ont juste droit d'emporter un livre chacun (en général, ils prennent leur kindle les petits malins!): de toute manière les avions sont équipés d'écrans avec films et jeux vidéo (quand on a ni TV ni console chez soi c'est tout de suite disneyland!), et ils peuvent lire/jouer à chifoumi/discuter/... dans la voiture.
Je n'emporte pas non plus de siège auto: on achète des rehausseurs sur place et on les donne avant de reprendre l'avion du retour (c'est moins cher que de les louer avec la voiture). Et puis s'il manque vraiment quelque chose, à moins de partir en plein désert, en général on arrive à trouver sur place!

8. La location de voiture

Si la destination le permet j'essaie de la louer sur place. C'est risqué (il peut ne plus y avoir de monospace...) mais beaucoup moins cher. Mais je ne cherche pas trop à économiser sur la location de la voiture. Les grosses compagnies sont plus fiables (hertz, avis, budget...) et nous avons eu trop de mauvaises surprises avec les petits loueurs (frais rajoutés à la dernière minute parce qu'il était écrit en tout petits caractères que telle assurance est obligatoire; roue de 4x4 sous gonflée qui crève en plein milieu d'une tempête de neige en Islande;...). J'essaie aussi de prendre des voitures confortables: un road trip impose pas mal d'heures de route, sur des pistes parfois caillouteuses et je vous assure que le canada en Dodge on l'a vraiment plus apprécié qu'en petite Kia quelques années auparavant.

9. Télécharger un GPS hors ligne

Beaucoup moins cher que de louer ou d'acheter un gps sur place: télécharger une application GPS hors ligne. On utilise copilot.

10. Acheter une glacière sur place

Quand on part l'été c'est presque indipensable. Ca permet d'acheter des saucisses et de garder une bouteille au frais pour le feu de camp du soir! De manière générale, essayer d'éviter de manger au restaurant: cela explose le budget vacances. Privilégier les pique-niques simples (pain, crudités, fruits...), et se nourrir de produits locaux.

11. Equilibrer le voyage

Quand on part en famille, il faut faire en sorte qu'il y en ait pour tous les goûts. Pour chaque destination je demande à chacun s'il a un souhait, une visite qui lui tient à coeur, et dans la mesure du possible j'intègre les désirs de chacun au road trip familial. Afin que ceux qui aiment l'histoire aient leur dose de champs de bataille à visiter, que les randonneurs aient leurs grandes marches et que les petits aient une journée un peu plus "fun" pour décompresser.

12. Déconnecter!

Oublier les cahiers, éteindre les smartphones, mettre la musique (locale) à fond dans la voiture et profiter d'être ensemble!


Et vous, quelles sont vos astuces pour partir en road trip en famille?

lundi 19 juin 2017

Année 2016-2017: l'heure du bilan!

Ca y est: entre la chaleur et la fatigue, nous avons rangé les chariots d'étude (ces fameux chariots qui nous servent de cartable, d'étagère et de papeterie!). L'heure des grandes vacances a sonné: à nous la plage avant les touristes, les grandes balades en forêt et les pique-niques entre amis!

C'est aussi l'heure, comme chaque année, de faire le bilan de ce qui a marché et de ce qui mérite d'être repensé.

Pour notre sixième année de homeschooling j'avais un cm2, un ce2, une cp, et une petite puce de 4ans en septembre qui a commencé en GS et fini en CP.

Je remarque surtout que plus les années passent, plus elles sont chargées! On m'avait certifié que plus les enfants grandissent, plus ils sont autonomes et plus on a de temps libre... je constate tout l'inverse! D'ailleurs je n'ai plus une minute pour entretenir ce blog! Certes les enfants sont plus autonomes, mais ils font aussi beaucoup plus de choses. Nous sortons dix fois plus, nos randos sont bien plus longues, nos voyages plus péchus, les programmes d'étude sont eux aussi de plus en plus chargés... sans parler de toutes nos heures de sport et des compétitions des uns et des autres... On n'arrête pas! Fort heureusement le homeschooling nous permet de ne jamais avoir de devoirs le soir et le week-end, ce qui nous permet de garder assez de temps pour lire, jour, discuter, cuisiner...

Je n'ose même pas imaginer ce que seraient nos soirées s'il y avait en plus le stress des devoirs!

Pour les petites

C'était leur toute première année d'instruction à proprement parler. Jusqu'ici elles étaient en unschooling, c'est à dire que nous favorisions le bain culturel mais qu'elles étaient totalement libres de venir étudier ou non. Elles n'avaient pas d'obligations liées à un programme fixe, pas d'attendus "scolaires".

Mais en septembre, comme pour les aînés au même âge, j'ai imposé une routine à la grande de six ans. La plus petite a suivi. D'une part parce qu'elle a toujours vécu comme un intolérable affront d'être considéré comme plus petite que les autres, et d'autre part parce qu'elle était la dernière: il ne restait aucun autre enfant avec lequel jouer pendant que les autres étudiaient. Alors malgré ses 4 ans et tous mes principes sur le "pas avant 6 ans"... elle a suivi la dynamique du groupe. Je lui avais pris une année de grande section Sainte Anne, plus pour l'occuper qu'autre chose. Une fois l'année de grande section finie (en novembre) nous sommes passés au CP. 

Comme pour les deux aînés j'ai remplacé le livre de lecture des cours Sainte Anne car je trouve le "petits pas" vraiment rébarbatif. Attention: la méthode en elle même est excellente, c'est du syllabique pur, la progression est bien pensée... mais le manuel est tellement sec! Pas de personnages auxquels s'identifier, pas de beaux dessins pour rêver ni de petits contes à découvrir... 

Nous avons donc préféré travailler avec Mico mon petit ours. Il n'est plus édité, mais il est imprimable gratuitement sur l'excellent site des manuels anciens. C'est à ma connaissance la seule méthode syllabique qui s'apparente à un living book: dès la première page l'enfant plonge dans un vrai roman. Il s'attache aux personnages, suit leurs aventures, découvre les contes de fées racontés par la grand mère au coin du feu... C'est vivant!

Au rythme d'une double plage par jour, et sans négliger l'apprentissage de l'écriture en parallèle, la grande de 6 ans savait lire à Noël et la plus petite en février. Aujourd'hui la grande dévore les gros romans. La plus petite en revanche lit encore tout doucement (des Emilie, de petits mangas...). 

Grâce au français des cours Sainte Anne nous avons commencé l'analyse (verbe, nom commun/propre, féminin/masculin, singulier/pluriel, adjectif qualificatif, article défini/indéfini...) et la conjugaison (être et avoir au présent). 

Côté calcul pas de changements: nous avons continué avec la méthode Singapour, ancienne édition (beaucoup plus riche que la nouvelle édition conçue pour l'éducation nationale). Nous avons encore pas mal de travail à l'oral sur la confusion entre 70-80-90 (par exemple 71 est encore parfois prononcé "7 dizaines et un" ou "soixante dix et un". Ah, si seulement nous étions belges ou suisses!). Du côté de ce qui fonctionne elles savent résoudre de petits problèmes, maîtrisent les additions et soustractions jusqu'au millier, avec des retenues. Elles connaissent la notion de pair/impair, et savent trier des nombres avec les signes < et >. 
Elles ne font pas encore de géométrie (je commence en CM1). 

L'an prochain, pour le ce1, nous continuons avec les cours Sainte Anne. Avec cinq et six heures de sport par semaine, elles continueront la voile, la danse classique et la natation. 

Pour les deux grands

L'année a été sportive et studieuse! 
L'un comme l'autre sont très actifs dans plusieurs clubs (karaté, water polo, voile, natation). Ils sont à plus de dix heures de cours de sport par semaine, sans compter les sorties vélo/running/natation du week end. Il y a quelques années cela m'aurait paru énorme pour des enfants de huit et dix ans mais aujourd'hui je constate qu'ils en ont besoin, et que c'est même un minimum, surtout quand c'est bien réparti sur la semaine. 

Mon fils de 8 ans suivait un ce2 Sainte Anne. Je me bats encore quotidiennement sur l'écriture et sur la lenteur. C'est duuuuuur, c'est avec lui que je passe 90% de mon temps (heureusement que les autres sont autonomes!), mais petit à petit, il progresse. Le grand pari de l'an prochain sera de le faire travailler efficacement seul beaucoup plus souvent. 

Le grand de 10 ans a terminé le CM2 Sainte Anne. Il est presque trop autonome, étant donné que je suis très prise par le petit frère. Il a aujourd'hui de bonnes bases: tout ce travail en valait la peine! Nous aurions pu continuer avec les cours Sainte Anne, qui proposent une sixième et bientôt une cinquième, mais nous avons décidé de passer chez Hattemer. Nous avons juste envie, après six ans de Ste Anne, de changer de système pour le collège. D'autant plus qu'Hattemer propose une option anglais bilingue, avec le passage du KET à la fin de l'année (examen  de Cambridge), ainsi que du Chinois dès la sixième. 


Ce que nous gardons l'an prochain: les narrations!!! Elles permettent de se mettre dans une ambiance de travail: c'est c'est un rituel que nous apprécions tous énormément.  Nous continuons le rythme sportif qui nous plaît bien à tous, ainsi que toutes nos sorties nature, qui sont un véritable bol d'oxygène!

Ce que nous devons améliorer: je dois absolument trouver une routine viable et alléger ce qui peut encore l'être. Pour la première année, aucune routine n'a tenu plus de quelques jours et je me suis retrouvée à chaque fois à me débattre entre les modules des uns et des autres. La masse de travail est énorme: ayant un enfant qui n'a aucune autonomie et qui me demande une attention constante je n'ai pas du tout réussi à faire tourner la machine efficacement. Les dictées Sainte Anne par exemple sont horriblement longues, surtout en ce2 et cm2, et elles mobilisent toute mon attention sur un enfant. Le temps que les quatre dictées soient faites... il est déjà onze heures! Ca ne me laisse pas assez de temps pour écouter les narrations d'histoire, expliquer un nouveau concept de maths, aider en analyse, écouter la lecture des petites...
Bref: on l'a fait mais ce fut tellement la course que nous n'avons pas réussi à "sortir" des cours. A part pour le cp, qui est un niveau que je connais maintenant sur le bout des doigts... nous sommes restés trop collés aux modules. Comme j'aurais aimé avoir plus de temps pour approfondir, pour expérimenter, comme nous le faisions les années précédentes!
Je cherche donc activement une routine qui tienne sur le long terme avec quatre enfants de 5 à 10 ans, et je fais appel à vos bons conseils!  L'idéal, je le sais bien, serait de passer sur un cours conçu pour plusieurs niveaux (donc avec un programme de leçons en commun, comme Ambleside). Mais pour l'instant je tiens à rester dans un système de cours par correspondance, avec des avis de passage qui nous permettraient de rescolariser les enfants sans trop de difficultés. Ce n'est pas la solution la plus confortable, c'est même très onéreux, mais les cours restent assez adaptable et cela m'évite des inspections pénibles. En cas de pépin (maladie, décès dans la famille, voyage imprévu...) les cours par correspondance me permettent aussi de passer en mode "pilote automatique". 

Ce que nous découvrirons: un tout nouveau cours avec Hattemer! 

Et chez vous, que gardez-vous? Que changez-vous?