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lundi 15 mars 2021

Géométrie City: connaissez-vous la pédagogie de projet?

Connaissez-vous déjà la pédagogie de projet? 

Dans la vraie vie, quand on travaille sur un projet, on est forcé de faire intervenir de nombreuses compétences, et de progresser dans des domaines avec lesquels on n'était pas forcément très à l'aise jusqu'ici. On est rarement, dans le monde réel, face à un quizz de géométrie sur un point précis du programme. Les enfants le savent très bien d'ailleurs : ne vous ont ils jamais demandé "mais pourquoi est-ce que je dois faire cet exercice, ça ne sert à rien !". Ils voient bien que dans le vrai monde, le monde des adultes, on approfondit un domaine quand on en a besoin, pour avancer dans un but précis. 

L'idée avec la pédagogie de projet est de reproduire ce fonctionnement naturel à l'échelle des enfants, en leur fixant un but commun. On travaille ainsi la cohésion, la collaboration, mais aussi de nombreuses compétences "académiques". 

Comme c'est beaucoup plus fun que d'enchaîner les exercices secs, les apprentissages se font dans la joie. 

Avec Géométrie City le projet est de concevoir une ville de A à Z. C'est une aventure immersive dans laquelle l'enfant passe par plusieurs étapes, exactement comme s'il était un vrai architecte. 

Il doit :

-découvrir le projet et les besoins, 

-faire ses preuves en tant qu'architecte afin de décrocher le contrat, 

-concevoir les plans du quartier qu'il a choisi de bâtir, 

-construire son quartier en dirigeant le chantier, 

-et enfin concevoir une campagne de publicité afin d'attirer des habitants et des entreprises. 


Chaque étape occupe une bonne demi journée (parfois beaucoup plus, tout dépend de la maturité des enfants, de l'effectif du groupe, du temps passé sur les détails...). 

L'objectif principal est vraiment d'apprendre à travailler en groupe: l'enfant comprend rapidement que personne ne peut concevoir et construire une ville à lui tout seul. Il va forcément falloir s'organiser, discuter, partager des idées. Le fichier les guide tout en leur laissant un maximum de liberté, indispensable à la créativité. 

Chaque enfant va choisir notamment quel quartier il souhaite construire: un centre ville, une zone commerciale, un quartier des affaires ? Et pourquoi pas un village olympique, une base militaire, un parc d'attractions, ... ? Les quartiers réalisés individuellement sont tous connectables entre eux, afin de former, à la fin de l'aventure, une ville gigantesque ! 

Mes filles se sont absolument éclatées avec cette aventure. J'attendais d'avoir un petit peu plus de recul avant de vous en parler, et surtout de voir d'autres enfants le tester. Je me réjouis de voir qu'il fonctionne bien, et que les enfants adhèrent vraiment. 


Pour qui ? 

Pour tous les bâtisseurs en herbe, de 6 à 99 ans !

Pour combien d'enfants ? 

L'aventure est conçue aussi bien pour une fratrie de deux enfants que pour une classe à gros effectif. 

Pour travailler quelles compétences 

Comprendre ce qu'est une ville, comment elle a évolué à travers les âges, quels sont les différents types de villes et de quartier, ce qu'est un architecte, découvrir les bases de l'urbanisme, travailler en équipe, communiquer, organiser un projet complexe, manipuler les outils de géométrie courants (règle, équerre, compas), mettre à profit sa créativité dans un but précis, comprendre ce qu'est un solide, présenter sa réalisation, comprendre les mécanismes de la publicité en réalisant soi même une campagne, ...

Faites nous voir vos chefs d'oeuvre sur instagram, #géométriecity !

Disponible en téléchargement immédiat sur Comptoir des Cours.




vendredi 15 novembre 2013

Profession mère au foyer


A moins d'avoir une situation très particulière, faire l'école à la maison implique un parent au foyer. Donc un salaire en moins.

"Après tous les combats des féministes, TOI tu ne veux pas travailler?!"

Les féministes se sont battues pour que nous ayons le choix de travailler ou de rester à la maison.

Mais la "conquête sociale" est presque devenue obligation économique. C'est ça, la liberté moderne de la femme: travaille… ou travaille.

De la profession respectée de mère et d'épouse, nous sommes passées au devoir absolu de tout gérer à la fois: carrière, maison, couple, et enfants.
Vous n'imaginez pas le nombre de femmes autour de moi qui rêvent d'arrêter de travailler pour devenir mère au foyer, mais qui ne le peuvent pas parce que leur mari est terrifié à l'idée de perdre des revenus.


"Mais… tu ne gagnes pas un sou?"

Je n'ai aucun problème avec le fait de ne pas rapporter d'argent. Mon mari travaille pour faire bouillir la marmite. Et moi, je travaille à la maison, à instruire tout ce petit monde.
On se soutient mutuellement, mais chacun son job.

"Sainte Elisabeth Badinter" hurlerait que je suis dépendante de mon mari. Oui, et alors? Ne vaut-on socialement que par le fric que l'on gagne? Et mon mari, n'est-il pas lui aussi dépendant de moi, avec le travail que j'accomplis chaque jour avec les enfants et la maison?

Oui nous pourrions gagner plus d'argent si j'avais un emploi rémunéré. Mais nous aurions aussi plus de dépenses.

Frais de scolarité, cantine, nounou, femme de ménage, augmentation du taux d'imposition, essence, …

On gagne moins, on consomme moins, mais on vit mieux.

Et surtout, le soir, j'ai vraiment la sensation d'avoir été utile. De faire quelque chose qui change la vie de ceux que j'aime.
Forbes a publié récemment un article sur les dix métiers qui rendent le plus heureux, créant la surprise. Les métiers d'altruisme, qui placent l'autre au coeur, arrivent en tête (prêtre, pompier, et kinésithérapeute sont les métiers les plus épanouissants). Ce ne sont pas les métiers les mieux rémunérés, loin de là: ce sont des métiers d'assistance.

Pour être heureux, il faut se sentir utile.

Et quoi de plus utile que d'élever nos enfants?


Le féminisme et l'enfant. 

J'ai lu récemment une phrase qui m'a interpellée sur le blog de Pénélope Trunk:

"The big losers in the feminist revolution were kids – now they leave their parents earlier than ever before."(Les grands perdants de la révolution féministe sont les enfants-dès lors ils ont dû quitter leurs parents plus tôt qu'ils ne l'avaient jamais fait auparavant.)

Je pense que je n'aurais jamais pu lire une telle phrase dans un média français.

La mode est à la "déculpabilisation". Il ne faut pas "s'oublier", penser à son bonheur propre, à ce que nous voulons vraiment…
Les divorces fleurissent, personne ne parle de ces milliers d'enfants qui n'ont même plus une maison mais deux, et qui sont partagés comme on se dispute un objet. Les troubles graves se multiplient chez les enfants en garde alternée, mais restent sous silence: il faut "déculpabiliser" les parents.

On parle de "l'enfant roi" mais n'est-ce pas l'inverse? La société est toute entière centrée sur les adultes au contraire. Des adultes qui revendiquent un "droit" à avoir un enfant, pour finalement clamer chaque 3septembre "enfin débarrassé, vive la rentrée" sur leur statut facebook.
La rage autour de la réforme des rythmes scolaires ne prouve qu'une chose: l'école est devenue une garderie, qui doit s'adapter au planning de parents overbookés.

Faire le choix d'être mère au foyer, c'est un sacrifice financier indéniable. Mais la richesse qu'on y trouve est inestimable: c'est offrir à ses enfants du temps pour jouer, pour apprendre et pour rêver.  Une certaine idée du droit à l'enfance.


Lire aussi: Homeschool nom, le cliché

mardi 12 novembre 2013

Top 10 des meilleurs livres pour lecteurs débutants

Voici mon top 10 des livres adaptés aux jeunes lecteurs, par niveau de difficulté croissant, testés et approuvés par mon grand Homeschooler!

Le petit Nicolas sur Kindle. 


1: Les aventures de Paco et Séverine, de la méthode Boscher. 

Ce sont six petits romans progressifs. Le premier, "Paco le petit matelot" est d'une simplicité épatante, tout en ayant une vraie intrigue. Il ne comporte que des syllabes simples (ce qui est déjà un exploit). Plus on avance dans les romans, plus la difficulté se corse en insistant notamment sur les liaisons… Bref, c'est mon coup de coeur pour les tout jeunes lecteurs débutants!

2: Les Emilie

Les fameux ouvrages de Domitille de Pressensé, publiés il y a une bonne vingtaine d'années, s'arrachaient à prix d'or sur ebay. L'éditeur a donc eu l'excellente idée de rééditer la série, enrichie de nouvelles histoires. Les graphismes sont simples, la typographie faite de gros caractères ludiques, et l'intrigue parle aux enfants. Mention spéciale pour Emilie fait pipi au lit!

3: Les imageries Fleurus

Ce sont de vraies encyclopédies pour enfant. Il y en a pour tous les thèmes, de l'espace à la préhistoire en passant par les arts ou encore les métiers. Elles servent longtemps: leurs illustrations aiguisent la curiosité des plus petits, et les jeunes lecteurs en grandissant cherchent à lire de plus en plus de légendes. Pour piquer leur curiosité, c'est top. Fleurus a su bien se moderniser en proposant une version numérique de ses meilleures imageries, ce qui permet de les visionner sur Kindle ou sur iPad.


4: Les triplés

Ce sont des recueils de bandes dessinées très courtes. Chaque histoire fait une à deux pages, c'est donc parfait pour débuter. Les textes sont très courts, très drôles, et le vocabulaire est riche. Les derniers exemplaires ont été modernisés avec succès.

5:  Tom-Tom et Nana

Toute une collection de petites bandes-dessinées très amusantes, aux textes courts. La typographie est cursive, c'est une aide précieuse pour les jeunes lecteurs.

6: Les "classiques du père castor"

Une énorme collection de petits romans, édités par Flammarion. Mention spéciale pour Marlaguette, Michka, Boucle d'or, Perlette goutte d'eau, Les trois petits cochons,  ou encore La petits fille aux allumettes. Autant de grands classiques qui apportent aux enfants un vocabulaire très riche, de la culture générale, et qui attisent le goût de la lecture. (Et honnêtement: il y en a pas loin de 200, et pas un qui soit à jeter).

7: La cabane magique 

On ne présente plus la collection best-seller de Mary-Pope Osborne. Chaque roman est une épopée à travers l'Histoire, en commençant par les dinosaures. Les petits héros trouvent un indice dans chaque roman. Les indices mis tous ensemble permettent de résoudre l'énigme: mais qui est le propriétaire de la cabane magique, qui leur permet de voyager dans le temps?


8: Les éditions du triomphe

Voilà un éditeur qui propose des choses différentes, et qui plaisent énormément aux enfants. Toudouk au Tyrol a passionné mon aîné de 6ans. La série des "Paul et Colombe à travers l'Histoire" est d'une richesse incroyable.

9: La collection des "j'aime lire"

Pour les lecteurs qui commencent à bien se débrouiller, cette collection est une véritable merveille. Victor l'enfant sauvage, Le tour du monde de Nino, Les cent mensonges de Vincent, ou encore l'Indien qui ne savait pas courir, sont ceux que mon fils préfère.


10: Geronimo Stilton

Geronimo, le héros reporter, est un hybride de Tintin et de Mickey: il fallait oser, les Italiens l'ont fait!
Chaque petit roman est une aventure autour du monde, durant laquelle Geronimo Stilton va tenter de résoudre une énigme. Mon aîné les lit sans s'arrêter: les images, la typographie, l'intrigue… tout est fait pour plaire aux jeunes lecteurs (confirmés, à partir de 7ans: les romans sont imposants).

samedi 26 octobre 2013

Faut-il interdire l'école à la maison?

A l'heure à laquelle les Pays-Bas tentent de rendre l'école obligatoire, à l'instar de nos voisins allemands, nous pouvons nous poser nous aussi la question de la nécessité d'une interdiction en France.

Dans l'histoire de notre pays, la scolarisation n'a jamais été obligatoire. Actuellement, 30 000 enfants apprennent chez eux ou grâce à un précepteur, et plus de douze millions sont scolarisés: moins d' 1% des petits français font l'école à la maison.
Pourtant cette toute petite population dérange; au point que Ségolène Royal ou encore Vincent Peillon fassent régulièrement de l'obligation scolaire leur cheval de bataille.


Pourquoi l'école à la maison fait-elle peur?

Les plus grandes craintes au sujet de l'école à la maison sont l'embrigadement sectaire et les mauvais traitements.
Les politiciens actuels semblent penser que le milieu familial est un "carcan" néfaste, et que l'enfant qui évolue en dehors du système scolaire est en danger. En somme: que l'Etat est toujours préférable à la famille.

Oui, les familles abusives existent. Mais devons-nous pour autant partir du principe que le nouveau-né qui sort de la maternité pour rejoindre sa maison est en danger?

On ne pourra jamais tout contrôler: des enfants sont maltraités tous les jours, et la quasi totalité d'entre eux sont scolarisés. Ils subissent leurs mauvais traitements le soir chez eux, voire même à l'école (racket, harcèlement...).

Faire l'école à la maison, c'est un engagement personnel énorme, qui demande du temps, un sacrifice financier, et de nombreuses démarches. C'est tout, sauf le choix de la paresse et de la facilité: les parents qui se lancent dans cette aventure le font pour avoir des enfants instruits et épanouis.
Et n'oublions pas que les éventuelles dérives peuvent difficilement échapper aux contrôles annuels effectués par des inspecteurs de l'éducation nationale.


Concernant la peur de l'ignorance: que dire du fait que 20% des jeunes de 17 ans soient dépistés comme étant illettrés, aujourd'hui en France, durant leur journée d'appel à la défense? (étude réalisée grâce à l'analyse d'une page de programme TV)
Tous ces jeunes là-qui ont été bien scolarisés pourtant-n'ont-ils pas été maintenus dans un état d'inculture? Qui s'en est soucié? (Télé-loisir devraient s'en soucier, cela dit)


La scolarisation obligatoire: l'instrument des états totalitaires. 

L'école est un droit formidable, qui garantit que chaque enfant puisse bénéficier d'une instruction.
Mais entre de mauvaises mains elle peut aussi devenir une arme, un outil de propagande massif: la rendre obligatoire est le meilleur moyen pour un état de distiller ses idées dans l'intégralité de sa population.
Les manuels scolaires diffusent des contenus passés au travers du prisme idéologique: les enfants étant des esprits plus malléables, c'est une manne pour les régimes totalitaires.

1930: l'URSS instaure l'école soviétique obligatoire: cette dernière se déclare idéologiquement antireligieuse et éducative sur le plan social et politique.

1938: en Allemagne, le régime national-socialiste instaure l'obligation scolaire, afin de s'assurer qu'aucun enfant n'échappe aux valeurs du parti. Afin de soustraire davantage les élèves à l'influence de leurs familles, de les éduquer avec les idéologies en vigueur, et de favoriser la "cohésion nationale", les Jeunesses hitlériennes créées en 1926 deviennent par la suite obligatoires. Les jeunes allemands y passent leurs vacances et leurs soirées, après la journée d'école.
La loi sur l'école obligatoire est toujours en vigueur en Allemagne: les parents qui pratiquent l'école à la maison se font retirer la garde de leurs enfants.

2012: En Corée du Nord, Kim Jong-Un étend et renforce l'école obligatoire.

Sachant cela, je me pose quelques questions quant aux motivations des états qui souhaitent aujourd'hui rendre l'école obligatoire!

Ce que les pédagogies alternatives ont à offrir à la France

Ce qui fait la richesse d'un peuple, c'est sa diversité.
Notre instruction fait une grande partie de ce que nous sommes. Elle bâtit notre culture, notre manière de raisonner, et notre sens critique. L'école à la maison et les écoles hors contrat ont beaucoup à apporter à l'école nationale, par leurs expériences et par leur différence.

Les enfants scolarisés dans les établissements sous-contrat étudient les mêmes programmes en même temps, dans des manuels validés par le ministère de l'éducation, et avec des professeurs qui sortent tous des mêmes facs et IUFM. Ils développent un système de pensée conforme à ce qu'on attend d'eux.

Mais pour progresser et avoir des idées nouvelles, nous avons besoin de gens hors du moule, de gens qui voient les choses sous un angle différent.

Les fondateurs de Google, Sergey Brin et Larry Page, sont de purs produits "Montessori", tout comme Anne Franck en son temps.
Et je pourrais faire un article entier rien que pour vous citer des noms de homeschoolers marquants: Albert Einstein, Charlie Chaplin, Beatrix Potter, Condoleezza Rice, Pierre Curie, Michael Faraday, George Washington, Agatha Christie, Jean d'Ormesson, Maud Fontenoy, Vincent Cassel, Soichiro Honda, Christopher Paolini (auteur d'Eragon), Louis Armstrong... ou encore Albert Schweitzer.

Le point commun entre toutes ces personnalités: un esprit novateur. Une conception des choses qui bouscule l'ordre pré-établi: un autre regard sur leur temps.
Pour sauver cette richesse, nous devrions au contraire encourager la création d'écoles hors contrat, comme le fait Anne Coffinier avec l'association Liberté scolaire, mais aussi soutenir les parents qui font le choix de l'instruction en famille.

Un état qui refuse que certains enfants évoluent hors de l'école nationale, c'est un état qui se ferme aux idées nouvelles, et qui ne tolère plus l'altérité. 

Je vous invite à signer la pétition contre l'interdiction du droit aux parents à instruire leurs enfants aux Pays-Bas: merci pour eux!

vendredi 11 octobre 2013

Ecole à la maison: pourquoi ça peut aussi ne pas fonctionner.

                            L'école à la maison est une aventure formidable. 
Mais elle n'est pas de tout repos, et elle peut ne pas convenir à toutes les familles. J'en connais qui ont essayé mais pour lesquelles cela n'a pas été concluant. 
Voici les dix raisons qui pour moi, peuvent faire que ça ne marchera pas:

1-Se lancer contre l'avis de votre entourage.

Ca peut être votre mari, vos parents, les membres de votre famille. Personne ne peut tenir sur la durée seul contre tous. Attention, il est normal que l'entourage soit sceptique. Mais si vous n'avez pas au moins le soutien total de votre conjoint, ce sera difficile. 

2- Etre trop isolé. 

Avant de revenir vivre en ville nous étions dans un quartier périphérique isolé. Le quotidien était vraiment déprimant. Sortir demandait toute une logistique: charger les enfants dans la voiture, réussir à se garer en ville... Au final on voyait beaucoup moins d'amis, et nous nous sentions isolés. S'il n'y a pas autour de chez vous une bonne offre d'activités "extra-scolaires", une bibliothèque, un marché, ou encore si vous n'avez pas de moyen de locomotion... socialement, la déscolarisation des enfants risque d'être trop douloureuse. 

3- Ne pas maîtriser soi-même les bases élémentaires. 

Je lis trop souvent des témoignages de parents à peine lettrés, désirant faire l'école à la maison-régulièrement par fanatisme religieux. 
Est-ce un cadeau à faire à son enfant que de lui enseigner un français que l'on connaît si peu soi même? Comment pourra t'il devenir une personne en harmonie avec la société qui l'entoure?

4. Vouloir en faire trop. 

Craindre à l'excès de ne pas être à la hauteur. Surcharger l'enfant d'activités diverses, et se fixer des objectifs trop rigoureux, peuvent vous mener rapidement à l'épuisement. 

5- Etre au contraire trop "bohème". 

Vous trouverez des partisans du "unschooling". Des parents sans programme, qui partent du principe que l'enfant apprendra de lui même selon son bon-vouloir. Elle est rare mais cette tendance existe. Personnellement elle ne me convainc pas. Et c'est prendre le risque assez légitime de se confronter à des ennuis avec l'inspection, et d'être contraint de rescolariser l'enfant. 

6- Vouloir reproduire l'école à tout prix. 

Fonctionner à l'horloge, avec des heures de récréation, une sempiternelle routine de dictées-poésies-problèmes... c'est un peu déprimant non?
Voyez le bon côté des choses: c'est l'école à la maison. L'avantage c'est la liberté induite par ce mode d'instruction. Donc profitez-en! 
Il fait beau? Introduisez la leçon de sciences dans la nature. 
On propose à votre enfant une randonnée pédagogique en semaine? Mais qu'il en profite, il pourra rattraper cette journée un samedi par exemple!
Vous avez l'occasion de partir pour un séjour hors vacances scolaires? Formidable, on travaillera en Juillet à la place! 
Profitez de ce que la providence peut vous apporter, et apprenez à vous adapter. 

7- Ne pas être à l'écoute de l'enfant. 

Je le réalise tous les jours: tous les enfants sont incroyablement différents. Ce qui fonctionne avec mon aîné ne fonctionne pas du tout avec le second. 
On peut toujours trouver la bonne méthode. 
Il faut sans cesse se remettre en question et chercher de nouvelles manières de les intéresser. C'est le côté passionnant du homeschooling: rien n'est jamais acquis pour le parent qui enseigne. L'enfant ne comprend pas? Reformulez, changez, reprenez plus tard... et surtout, faites preuve de patience: il finira toujours par comprendre. 

8- Avoir des attentes démesurées

On ne fera pas d'un âne un cheval de course. 
Non tous les enfants n'ont pas les mêmes capacités, et placer la barre trop haut peut le placer dans une position d'échec terriblement douloureuse. 
Ne soyez pas démesurément exigeant. Attendez surtout de vos enfants qu'ils soient bien dans leurs baskets: qu'ils soient heureux d'apprendre, de découvrir de nouvelles choses, et de progresser. 

9- Changer sans cesse de programme. 

Il n'y a rien de plus difficile que de trouver la juste mesure entre réajuster le programme pour s'adapter à son enfant, et changer si souvent qu'on y perd toute logique dans l'acquisition des compétences. 
N'oubliez-pas qu'une trame est nécessaire. Fixez-vous des objectifs à terme, sans forcément vous donner de date. Définissez ce à quoi vous tenez, quelles sont vos grandes affinités pédagogiques; et tentez de toujours garder cette trame de fond. 

10- Vouloir que ça fonctionne tout de suite. 

Il faut du temps pour que "ça tourne"! Ne vous attendez pas dès la première semaine à ce que la machine fonctionne parfaitement. Vous aurez des dizaines d'imprévus, de choses à réajuster. Il vous faudra affiner votre organisation sans cesse, et apprendre la patience, le lâcher-prise, et l'endurance. 
Le premier mois a été un cauchemar? N'en déduisez pas trop vite que c'est un échec: gardez ce qui a été positif, et changez tout le reste. 
You can do it. 

mardi 1 octobre 2013

Le matériel pour faire l'école à la maison

J'aime avoir de bons outils pour travailler avec les enfants.
C'est un plaisir, et une facilité.

Voici le top 10 de ce que nous utilisons:

1.De bons supports

J'aime les cours Sainte-Anne comme support. Leurs programmes sont évolutifs, et leurs méthodes "à l'ancienne" ont fait leurs preuves. 
On ne cite plus les excellents ouvrages scolaires de la librairie des écoles, ni les fascicules de la méthode Boscher, dont les livres de lecture progressive sont fantastiques. 
Côté lectures récréatives, les éditions du triomphe proposent de la belle littérature pour tous les âges. 
Pour les maternelles, je diversifie les activités et coloriages grâce à internet (Hugo l'escargot, Léon pas sur les murs, tête à modeler, je dessine, ...). Enfin, le site de lutin bazar est une petite merveille si l'on cherche des fiches pédagogiques.

2.L'ipad

C'est à nuancer. L'ipad peut devenir un piège car la tentation des jeux est assez forte. 
Néanmoins il existe des applications fantastiques, grâce auxquelles l'ipad peut devenir un excellent allié pour l'école à la maison. Quelques exemples: dictée montessori, nombres montessori, drawing box, visible body...  
C'est aussi un bon moyen d'illustrer un cours: google maps peut venir appuyer une leçon de géographie, et google images peut venir apporter une réponse visuelle à une question de vocabulaire ("qu'est-ce qu'une meule de foin? -Ah oui je vois!"). 
Le site internet de la Khan Academy, disponible en français depuis peu, peut être une excellente alternative pour une leçon de calcul mal comprise. Il s'agit d'une bibliothèque de nombreuses vidéos dans lesquelles un professeur explique une notion en quelques minutes. 
Bref, c'est un à-côté très plaisant. 

3. Du bon papier

J'aime la qualité Clairefontaine. Le papier ne boit pas, et il est agréable au toucher. En cahiers ou-je préfère-en feuillets mobiles organisées dans des classeurs.

4. Un agenda bien organisé

Le mien est informatique. J'y note les évènements à ne pas manquer, les "sorties pédagogiques", et la manière dont je combine l'école à la maison avec les activités en dehors et les invitations diverses.

5. De bons crayons

J'aime les crayola, ce sont de loin mes préférés. Leurs crayons à la cire sont fantastiques. Et leurs crayons en bois "magiques" le sont vraiment; Et surtout, crayola c'est une odeur... qui donne envie de faire de belles choses!
Côté stylo plume, Lamy fait des merveilles avec les gauchers. Et Parker est abordable, offre une multitude de coloris ludiques, et fait des plumes très solides.

6. Une plastifieuse

Indispensable pour que les documents de référence perdurent. Par exemple le modèle pour les devoirs à renvoyer, mais aussi l'abécédaire des cursives. Pour les "maternelles" je plastifie régulièrement des photos, images, étiquettes, affiches...


7. Un chariot pour transporter le matériel

J'ai un faible pour ce chariot Ikea (raskog). Il permet de transporter le matériel et les cahiers de la "salle de classe" vers la terrasse, le salon ou la cuisine, pour les faire travailler pendant que je prépare le repas par exemple, ou pour profiter de la lumière matinale.
Tout reste dans ce chariot, ainsi pas de bazar ni de feuilles perdues, même si nous changeons parfois de lieu de travail.

8. De la pâte à modeler et de la peinture

La pâte à modeler Play Doh, parce qu'elle sent si bon qu'on a tous essayé d'en manger. Elle permet aux tout petits de se renforcer les mains, et aux plus grands de laisser parler leur créativité. On l'utilise aussi parfois comme matière ludique pour appréhender des notions "de grands" comme tout récemment la différence entre une île et une presqu'île. 


9.Un tableau noir

Parce que cela change du papier, et que ça leur permet de s'exercer au graphisme sur un autre support. C'est amusant d'écrire et de dessiner avec des craies, ça apporte une autre dimension. 

10. Des jeux de société

Nous en avons un certain nombre! Des plus classiques comme uno, rush hour ou le mille bornes, aux plus originaux comme les jeux HABA dont je suis absolument fan. Leurs préférés: le verger, monza ou encore les pirates mathématiciens. 
J'ai également découvert depuis peu les "puzzles" melissa&doug, qui sont largement inspirés de la pédagogie montessori. Ma petite dernière passe des heures à défaire des serrures,  ou encore à déshabiller un ourson

lundi 23 septembre 2013

Le jour où j'ai jeté la télévision par la fenêtre.

Bon j'avoue... je ne l'ai pas jetée par la fenêtre. On ne l'a juste jamais achetée. Ce qui revient à peu près au même... à cela près que je n'ai pas eu la satisfaction de la défenestrer (j'imagine que ça peut défouler).

Jeunes mariés, on n'a pas ressenti le besoin d'acheter une télé. On avait plein de choses à se dire, plein de sorties à faire... et aucune envie de passer nos soirées devant les ébats de Loana et Jean-Machin dans la piscine. Et accessoirement on avait le choix entre s'offrir quelques meubles ou une télé; on a choisi les meubles (manger sur la table à repasser et dormir sur un matelas gonflable c'était marrant, mais au bout d'un moment mon dos a crié grâce...).

Huit ans et quatre enfants plus tard, on a encore plus de choses à se dire, de sorties à faire... bref on s'en passe toujours!

"mais tu ne regardes pas les infos?"

Non. Je ne regarde pas le vingt heures.
Je ne bénéficie pas de ce prodigieux moment d'objectivité, d'images choisies et de... discours totalement dépourvus de la moindre censure. (Comme dans tout état démocratique, cela va de soi).

"Mais alors tu ne sais pas ce qui se passe?"

J'avoue, je n'ai pas encore bien saisi qui est Nabila, je suis totalement larguée sur l'actualité des "bleus", et la dernière Miss que j'ai aperçue doit être... Elodie Gossuin?

Mais je ne suis pas totalement out non plus. Pour les vacances de Giulia Sarkozy et la garde-robe de Kate Middleton, ma coiffeuse est abonnée à Paris Match (donc tout va bien). Pour m'amuser des dernières vidéos de Norman et de Prank vs Prank, il y a youtube. Et pour rire devant les dessins du carnet fou, il y a Facebook.

Pour "les choses sérieuses", je lis la presse sur ipad tous les jours.
Je la lis une fois les enfants couchés, à tête reposée, et je peux interrompre ma lecture à tout moment (pour sortir de mes gonds parce que "Non mais tu te rends compte??? Vincent a dit... et... et François a ENCORE..." sans me faire couper la parole par Claire Chazal.).


"Et les enfants, ils ne comprennent pas ce dont parlent leurs copains?"


J'ai une chance fabuleuse: la plupart des copains n'ont pas la télé non plus. J'ai donc des enfants qui jouent aux mousquetaires et à Zorro avec leurs amis.
Et il faudra m'expliquer par quel miracle, sans avoir la télé et sans fréquenter les cours de récré, ils savent ce qui est à la mode.
Ce sont eux  qui m'apprennent la sortie imminente au cinéma de l'âge de glace 10, qui m'expliquent qui est Geronimo Stilton et à quoi sert un zouzou pet (c'est à dire à... rien en fait)!
Quand ils ne lisent pas un roman ou leur mickey magazine, ou quand ils ne jouent pas aux playmobils, ils aiment regarder de temps en temps un film d'animation Ghibli ou s'amuser avec de bonnes applis sur l'ipad. Ils ont même le droit de jouer à  angry birds une fois de temps en temps (histoire d'entendre "merci maman tu es trop cool").
Certes ils n'ont pas la télé, et le temps d'ipad ou de dessin animés est ultra limité, mais ce ne sont pas des martiens non plus.

La pub. 

Mais ce qui nous manque le moins, c'est la pub.
Combien d'heures passe t'on, quand on a la télé, à voir des enfants expliquer à leurs parents qu'il faut fermer le robinet, qu'une douche c'est plus écolo qu'un bain... à voir de véritables dictateurs miniaturisés hurler "ce n'est QUE pour les enfants", lever les yeux au ciel parce que papa n'a rien compris au modèle de voiture qu'il DOIT acheter, et souffler que maman met la mauvaise dose de lessive...

Soit c'est moi qui interprète mal, soit la pub, en 2013, c'est un monde vraiment très différent du nôtre, dans lequel les enfants savent tout et apprennent aux demeurés qui leur font office de parents...

Et quand la pub n'apprend pas aux petits Einstein de 5ans à faire l'éducation de leurs parents, c'est pour leur montrer ce qu'il leur FAUT. Quel paquet de céréales réclamer pour avoir les toupies en plastoc qui feront fureur à la récré, et quelle marque de gâteau manger pour avoir des forces (le pain-barre de chocolat c'est trop cheap).

On a choisi la liberté de pouvoir sélectionner des programmes fantastiques sur internet, plutôt que de devoir ingurgiter du contenu dont on se passe bien!

jeudi 12 septembre 2013

Les dix plus grandes craintes sur l'école à la maison

Avant de commencer l'école à la maison, j'avais de nombreux préjugés. Aujourd'hui, quelques années de pratique m'ont donné un petit peu de recul vis à vis de des craintes.

1-"Vais-je en faire des asociaux?"

C'est LA question que tout le monde se pose. La boulangère vous demandera "et les copains?", et le facteur vous demandera si "la cour de récréation ne leur manque pas trop?". 

D'un côté prenons trente enfants nés la même année, enfermés ensemble plus de sept heures par jour avec un seul adulte (généralement féminin). Quelques sorties, une récréation à mi chemin entre jungle et cour de centre pénitentiaire avec au programme insultes, diktat des marques dès la maternelle, et violences. Des cours standardisés, et un niveau calé sur les plus faibles. 

D'un autre côté prenons un ou plusieurs enfants, qui vivent chez eux et apprennent avec leurs parents quelques heures par jour (deux à trois heures pour un CP, pas plus). Ces enfants, durant leurs nombreux temps libres, font bien d'avantage d'activités sportives et artistiques à l'extérieur, sortent au marché discuter avec les commerçants, côtoient des personnes de tous âges et pas uniquement des enfants de leur année. 

Lesquels sont le mieux préparés à la vraie vie?

Il faut néanmoins avoir à l'esprit que l'isolement social est le plus gros risque de l'école à la maison. C'est au parent de veiller à ce que l'enfant ait suffisamment d'activités extra-scolaires où il pourra se faire des camarades et des expériences hors du giron familial. 
Mais une fois qu'on connaît ce risque, et qu'on y prend garde, la qualité des rapports humains prévaut largement sur la quantité. Moins d'amis, mais de bons amis. Moins d'échanges, mais des échanges incomparablement plus riches.

2-Ferai-je aussi bien qu'une institutrice?

En ce qui concerne l'école à la maison, non je ne pense pas comme Gusto que tout le monde puisse "cuisiner". Légalement, aucun diplôme n'est exigé, et nul besoin d'avoir un doctorat en sciences de l'éducation...mais comment enseigner à son enfant si l'on ne maîtrise pas soi même la langue française et les bases du calcul? 

Mais si vous maîtrisez les bases, et surtout si vous avez l'envie, la patience et la motivation, alors oui, vous ferez mieux que l'institutrice. 
Vous ferez mieux parce que vous n'aurez qu'un ou peu d'enfants à gérer. Vous pourrez aller à leur rythme, passer le temps qu'il faudra sur chaque notion jusqu'à ce qu'elle soit parfaitement acquise. Et surtout, vous ferez mieux parce que ce sont VOS enfants, que vous les aimez et que vous voulez les voir heureux d'apprendre et de savoir.
Mais ce n'est pas tout: non seulement vous ferez mieux, mais en plus vous aurez la satisfaction d'enseigner à vos enfants. Croyez-moi c'est autrement plus gratifiant que d'être leur chauffeur de taxi.

3-Aurai-je assez de temps?

Une heure d'école à la maison équivaut à quatre heures à l'école. Donc oui, du temps, vous en aurez largement! 

4- C'est déjà conflictuel pour les devoirs du soir, alors faire l'école à la maison!


L'enfant est par nature curieux et heureux d'apprendre. L'école les gave de connaissances plusieurs heures par jour et les écœure. Les cours sont trop longs, il y a trop de temps morts. Le soir et le week-end, ils en ont assez: ils ont envie de faire autre chose.
Et puis... c'est la maîtresse qui représente l'autorité compétente, pas vous! ("la maîtresse a dit", "mais non la maîtresse ne fait pas comme ça"...). En faisant faire les devoirs à votre enfant vous n'êtes pas en position d'autorité: les devoirs ont été donnés par la maîtresse, et vous n'avez pas la main sur ce qu'il sait exactement ni sur la façon dont cela a été abordé en classe. L'enfant le sent très bien, d'où le conflit. 

J'ai souvent lu qu'il faut autant de mois que d'années de scolarité pour que l'enfant retrouve l'envie d'apprendre: après trois ans d'école, il faut trois mois sabbatiques pour que l'enfant retrouve le plaisir d'apprendre et pour que vous retrouviez un statut "d'autorité du savoir" auprès de lui. 
Une fois qu'on a compris ça, et qu'on laisse à l'enfant le temps de retrouver l'envie d'apprendre, on n'a pas à hausser la voix pour les mettre au travail: mes enfants y sont toujours venus en sautillant. 

5-Et le programme?

L'offre de cours par correspondance, en France, est généreuse. 
Nous avons opté pour les cours Sainte-Anne. Cela permet d'avoir une trame que nous sommes libres d'enrichir, de modifier et d'organiser. C'est une facilité énorme!

6- Avoir les enfants toute la journée: ça doit être insupportable non?

Toute la matinée je l'offre à mes enfants. Je suis à cent pour cent avec eux. Je ne réponds pas au téléphone: nous travaillons ensemble. 
C'est quelque chose que je n'aurais jamais fait sans l'école à la maison, consacrer entièrement trois heures à mes enfants, sans rien faire d'autre. 
Croyez-moi, après une matinée, l'enfant vous a assez vu, il a eu sa dose d'attention. L'après-midi, quand rien n'est prévu, ils vivent leur vie. Cela me laisse beaucoup de temps pour faire autre chose. 

7- Et financièrement?

Financièrement, ne nous mentons pas, l'école à la maison coûte cher. Ce n'est pas un choix économique. 
A moins d'avoir un travail très particulier, ça impose un parent au foyer. Les cours par correspondance sont chers. Il vous faudra financer d'avantage d'activités sportives et artistiques, payer pour les sorties au musée, pour la piscine, pour les expositions... Tout en finançant la scolarité des autres enfants via vos impôts!
L'école à la maison vous coûtera bien plus cher qu'une école publique ou privée sous contrat, mais bien moins cher qu'une école hors contrat. 
La rentabilité est ailleurs: dans la joie de vivre de nos enfants, dans la satisfaction de constater leur niveau scolaire, et dans la qualité de vie ainsi gagnée. 

8- A-t'on du recul sur cette nouvelle tendance?

L'école à la maison n'est pas quelque chose de nouveau. Elle prend de l'ampleur en raison des piètres résultats de nos écoles, mais elle a toujours existé. Nous en reparlerons dans un autre article mais de nombreuses personnalités ont fait l'école à la maison... et ne sont pas devenus des adultes asociaux! 

9- Mon enfant pourra t'il retourner dans le système classique?

Les cours par correspondance délivrent des avis de passage qui permettent de rescolariser l'enfant à tout moment. 
Mais si vous décidez de vous en passer et de faire le programme vous même, l'enfant pour réintégrer le système devra passer des tests d'évaluation. 

Les statistiques manquent en France, mais aux USA 75% des homeschoolers font des études supérieures, et obtiennent de meilleurs résultats que la moyenne des élèves scolarisés.


10- Et qu'en dira-t'on?

Vous perdrez des amis. 
Vous en aurez moins, mais ce sera des amitiés plus riches, plus précieuses. Resteront les personnes les plus ouvertes d'esprit, celles qui sont dans une vraie relation et non pas dans les quelques banalités que l'on s'échange en déposant ses enfants à l'école le matin. 
Ce que vous sentirez de regards désapprobateurs, vous le gagnerez ailleurs, en découvrant des familles avec des valeurs formidables, des familles que vous n'auriez jamais côtoyées si vous n'aviez pas essayé de vivre autrement.