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mardi 13 décembre 2016

Des activités autour d'Helen Keller!

Notre planning de voyages autour du monde nous a emmenés récemment aux Etats-Unis. Et comme il y avait vraiment trop à dire et trop à faire, le voyage s'est largement prolongé!


Au programme: hamburgers maison, lecture de la case de l'oncle Tom, après-midis pluvieuses devant la petite maison dans la prairie,... et puis les choses ont pris une direction que je n'avais pas du tout prévue! Je pensais cow-boys et indiens, guerre d'indépendance, constitution, Captain America, gastronomie, New-York, Charlie Chaplin... Mais pendant que les deux grands se passionnaient pour les élections Clinton vs Trump, c'est Helen Keller qui a le plus retenu l'attention des petites de 4 et 6 ans. Alors nous avons lu toute son histoire en narration...

Au fil des semaines les filles se sont mises spontanément à errer dans la maison les yeux bandés et les oreilles bouchées grâce à un casque anti-bruits.

Nous avons sorti, comme Ann Sullivan, l'alphabet rugueux. Je l'avais en stock depuis des années sans vraiment m'en servir. J'ai appris à cette occasion qu'il était utilisé bien avant Maria Montessori, pour enseigner la lecture aux enfants déficients visuels. Les filles ont joué à se bander les yeux et à deviner de quelle lettre il s'agissait. 

Puis elles ont appris l'alphabet manuel qui se trouvait dans le livre d'Helen Keller, et elles ont commencé à s'épeler des mots entre elles. L'idée de pouvoir s'échanger des secrets devant les grands frères était vraiment trop tentante. 

Pendant les courses nous avons cherché ensemble les étiquettes en braille...

Comme l'intérêt ne faiblissait pas et qu'elles commençaient à tester l'écriture en braille à coups de compas sur leurs feuilles (décidément, cette table doit vraiment m'en vouloir à mort de m'être lancée dans le homeschooling)... il a fallu commander une petite ardoise en braille.


Et grâce aux bonnes idées d'Eve la maison s'est remplie de la mélodie d'On écrit sur les murs en LSF, les enfants apprenant progressivement à en copier les gestes.

Nous avons poursuivi par l'écoute, en voiture, de l'histoire de Louis Braille, l'enfant de la nuit, et par une après midi devant le très beau film sur la "Helen Keller française": Marie Heurtin.

J'avais peur que les filles, en plein apprentissage de la lecture et de l'écriture, s'emmêlent les pinceaux en apprenant un autre alphabet. Je me suis vite aperçue que non seulement elles ne mélangeaient rien du tout, mais qu'elles ont même décollé en lecture et en écriture! A ma grande surprise cette passion dévorante pour Helen Keller est venue alimenter leurs propres apprentissages sur les sons et les syllabes. Plus surprenant encore: écrire le braille de droite à gauche, en "miroir", a énormément aidé à régler les problèmes d'écriture de la plus grande, gauchère, qui avait tendance à inverser les lettres. 



Autres ressources:
Elix, le dictionnaire vivant en LSF
L'histoire d'Elen Keller
Louis Braille l'enfant de la nuit
Ardoise pour écrire le braille
Lettres rugueuses
Le film Marie Heurtin
Le clip On écrit sur les murs en LSF

mercredi 12 août 2015

Une formation Jean qui rit entre Toulon et Marseille


Du 14 au 17 Septembre se tiendra à Cuges les Pins, entre Toulon et Marseille, une session de formation à la méthode de lecture Jean qui rit. Il reste quelques places: pour s'inscrire, c'est par ici! J'y serai, avec d'autres homeschool moms de la région. 

La pédagogie Jean qui rit, purement syllabique, propose d'utiliser le besoin de bouger des enfants pour les aider à entrer dans la lecture et dans l'écriture. Le geste, le rythme et le chant permettent aux enfants de mémoriser et de mettre en relation les sons, les signes et le sens des mots mais aussi de canaliser leur énergie.

« l’éducation d’un enfant commence 20 ans avant sa naissance, par celle de sa mère » (Napoléon). 

mardi 24 février 2015

Pourquoi apprendre à écrire en cursives?

Plusieurs personnes m'ont posé la question de l'intérêt de faire apprendre les cursives aux enfants.

C'est en effet long, fastidieux, pour un résultat pas toujours... esthétique (Quand je vois les ordonnances de mon médecin, je me dis que certains feraient mieux de laisser tomber, vraiment!). D'ailleurs les petits français sont presque les derniers écoliers au monde à ne pas être passés au script, et passent pour des antiquités aux yeux des correspondants étrangers...

Je n'étais donc pas spécialement convaincue par l'intérêt de la chose, jusqu'à ce que je me renseigne, et que je découvre que de plus en plus d'écoles reviennent en arrière au profit des cursives...


Les enfants qui écrivent en cursives obtiennent de meilleurs résultats. 

Toutes les études comparatives démontrent l'importance des cursives.
Ecrire "en attaché" développe une meilleure motricité fine, et active des zones cérébrales différentes. Ces enfants retiennent beaucoup plus facilement ce qu'ils ont écrit et ont de meilleurs résultats en grammaire et en orthographe. Ecrire en attaché permet d'individualiser chaque mot et de les séparer par un espace; en script celadonnevite ungros bazarincompréhensible.
Lorsque vous recopiez un texte et que vous convertissez dans votre tête chaque lettre du script à la cursive, cela demande un petit effort supplémentaire au début, qui devient très vite transparent avec l'habitude. Mais cela reste, tout au long de la vie, une étape plus stimulante intellectuellement.

Les enfants sont capables d'apprendre directement l'écriture cursive. 

Commencer par apprendre aux enfants "l'écriture bâton" ou encore le script avant de passer aux cursives en cp est une mode récente. Cela n'apporte aucune plus-value, juste de la confusion.

Cela permet de lire des documents manuscrits. 

Les enfants qui apprennent à écrire en cursives sont aussi capables de les lire. C'est très important pour déchiffrer lettres et documents historiques par exemple. Aussi surprenant que cela puisse paraître, seuls les enfants qui écrivent en cursives sont capables de lire un document tel que la déclaration d'indépendance des usa: pour les autres, cela ressemble à des hiéroglyphes!
A l'inverse, un enfant qui écrit en cursives n'a aucune difficulté pour lire le script, puisqu'il y est confronté tous les jours.

Leur prise de notes est plus rapide. 

Ecrire en cursives est plus rapide que d'écrire en script. Cela peut leur servir au cours de leurs études mais aussi durant leur vie professionnelle.

Ils développent moins de troubles liés à l'écriture. 

Lorsque l'on écrit en attaché, les lettres se suivent, elles ont un sens "naturel". Vous ne pouvez pas après un o écrire un "s" à l'envers par exemple. Prenons l'exemple du b et du d: les lettres sont presque identiques en script, mais radicalement différentes en cursives!
Apprendre à écrire en cursives demande un apprentissage plus long, avec une plus grande présence de l'adulte au démarrage, mais les échecs sont moindres.

C'est beau!

Une belle écriture manuscrite, en cursives, est un héritage: c'est tout un art, chargé d'histoire! Les majuscules sont d'ailleurs sublimes! Vous vous imaginez recevoir une lettre d'amour en script? Non... la cursive est autrement plus poétique...

L'écriture cursive est plus sûre. 

L'écriture en script est beaucoup plus facile à falsifier.
Savoir écrire en cursives, c'est un moyen de protéger ses documents en ayant une signature plus difficile à copier.

mercredi 22 octobre 2014

Les vraies et les fausses méthodes syllabiques

Depuis que "b-a-ba" n'est plus un gros mot synonyme de torture intellectuelle et de coups de martinet sur l'estrade, les rayons des librairies se remplissent à nouveau de manuels "syllabiques". Malheureusement beaucoup n'ont de syllabique que le nom.

"Taoki", "La première méthode syllabique à colorier"… mais très vite, dès les premières pages, des exercices de reconnaissance globale et des mots outils à apprendre par coeur: malgré ce qu'ils annoncent ce ne sont pas des manuels de lecture syllabiques mais bien des méthodes mixtes.

Je vous propose une liste de véritables méthodes syllabiques- elle ne demande qu'à s'allonger grâce à vos suggestions! Grâce à des auteurs de talent, des méthodes logiques et des cours formidables, il est tout à fait possible aujourd'hui d'éviter le global, même avec les "maternelles". Certaines méthodes sont très vintage, mais je m'aperçois que les enfants ne sont pas dérangés. Après tout… on ne lit pas que de la littérature contemporaine, et l'imaginaire ne se nourrit pas de situations calquées sur le quotidien.

Lesquelles avez-vous testé? En connaissez-vous d'autres?


La boîte à bonpoints (maternelle)

Jeux d'éveil à l'écriture (maternelle)

Petits Pas (La méthode des cours Ste Anne)

Méthode Cuissart (la méthode du cours Hattemer)

Méthode Boscher


La librairie des écoles

La planète des alphas

Méthode Montessori 

Bien lire et aimer lire, Borel- Maisonny

Méthode Jean qui rit

Je lis, j'écris

Colette Ouzilou : J'apprends à lire et à écrire

Méthode Fransya- G. Wettsein-Badour 

Lire avec Léo et Léa

J'apprends à lire avec Sami et Julie

Nounourse et ses amis

Je saurai lire vite et bien

Mamadou et Bineta apprennent à lire et à écrire

dimanche 9 mars 2014

Méthode de lecture syllabique Mico mon petit ours

J'ai découvert il y a quelques semaines une méthode de lecture qui m'a conquise: Mico mon petit ours. Une amie ne tarissait pas d'éloges à son sujet, mais comme elle n'est plus éditée aujourd'hui je dois cette belle découverte au (génial) site des manuels anciens.


Une méthode syllabique

Mico, c'est un adorable ourson en peluche dans une famille pleine d'animaux et d'aventures. Le manuel date des années 1960, mais étonnamment il n'a pas pris une ride: le vocabulaire reste actuel. Sa particularité: c'est une histoire suivie. Chaque leçon est la suite de la précédente. Mon fils (5ans) s'est immédiatement attaché

aux personnages de Milène et de Bruno, et est impatient de découvrir la suite du récit.

Le premier livret est consacré au quotidien des deux enfants, de leurs parents, et de la joyeuse ménagerie!

Dans le second livret, Milène et Bruno partent en vacances chez leurs grand-parents: un Grand-père qui les emmène voir des spectacles aériens et joue aux devinettes, et une grand-mère qui conte des histoires d'une richesse fabuleuse pour découvrir l'écrit (Les musiciens de Brême, Poucette, Les vaillants petits lutins…)

Du point de vue de la progression, c'est une méthode syllabique pure. Seul le mot "maman" est donné à apprendre avant qu'il ne soit déchiffrable par l'enfant (mais il est rapide d'expliquer que a et n font "an"). L'ordre des lettres diffère de la méthode Boscher, mais on reste sur le même principe: l'étude méthodique et progressive du déchiffrage, sans "mots outils".

Elle se complète donc parfaitement avec les alphas et les lettres rugueuses Montessori pour tout le travail en amont sur les lettres, les sons et le graphisme.

"Rien n'est trop beau pour l'enfant"

Un en-tête m'a interpellée dans la préface: "rien n'est trop beau pour l'enfant". Cette maxime du philosophe Alain leur a servi de ligne de conduite pour toute l'élaboration du manuel.
Les créateurs ont donc fait appel à une illustratrice que vous connaissez tous sans le savoir grâce aux classiques du Père Castor: la fabuleuse Gerda (qui n'a pas dans sa bibliothèque un exemplaire de Boucle d'or, des Bons amis ou encore de Marlaguette?)

Gerda dit de son travail qu'elle imagine toujours qu'un petit enfant regarde par dessus son épaule lorsqu'elle dessine, et que c'est pour lui qu'elle travaille.
Ses dessins, d'une finesse remarquable, ne comportent aucune fleur ni aucun animal qui ne soient aisément identifiables. Les visages sont expressifs, les détails travaillés...

Je ne retrouve cette beauté et cette progression romanesque dans aucun autre manuel de lecture.

Et lorsque Charlotte Mason parle d'encourager les apprentissages avec des "living books" plutôt qu'avec des manuels "secs d'émotions et d'esthétique", il me semble que Mico correspond tout à fait à sa vision des choses.

dimanche 9 février 2014

Les fiches de lecture

Voici un modèle de fiche de lecture, pour que les jeunes lecteurs puissent garder un souvenir de leurs expériences littéraires.
Et un petit affichage pour décorer le cahier qui les consignera!

Voir aussi: le petit journal à compléter



mardi 19 novembre 2013

Le Petit Journal à compléter - Newspaper to complete - free printable

My 6-year-old enjoys writing like a real journalist. 
To help him, I made a model of a newspaper to complete. As he learns english, very motivated by his lovely Australian pen-pal Bethesda, I made a French and an English version.  


Mon aîné a eu l'idée fantastique, il y a quelques semaines, de devenir le rédacteur en chef d'un journal hebdomadaire pour la famille.

Il aime beaucoup cette activité, qui l'encourage à organiser ses idées en une rédaction construite. Je le laisse faire certains numéros totalement seul, mais il arrive aussi qu'il requière ma collaboration et que je profite de l'occasion pour lui suggérer quelques tournures… tout en corrigeant les inévitables fautes d'un journaliste de 6ans.

Pour améliorer son concept, j'ai élaboré une fiche "type", qui lui donne une trame à remplir chaque semaine. Nous avons deux exemplaires, à télécharger plus bas: Le Petit Journal et The Times (qui a sa préférence pour sa légendaire devise chevaleresque).

J'ai voulu que cette trame respecte une progression temporelle de haut en bas: d'abord les évènements de la semaine écoulée, écrits au passé. Ensuite un évènement "scoop" au présent (cette rubrique est un haut lieu de fraternelles délations, mais nous travaillons sur l'éthique!). Et enfin, le programme des jours à venir, rédigé au futur.

In french:

In English:

samedi 16 novembre 2013

Apprendre à écrire son prénom en maternelle

L'objectif "prénom" dans les maternelles

Mon aîné était encore scolarisé en petite section. Le jour de la réunion de rentrée, l'institutrice, très sérieuse, nous a dessiné les grandes lignes du programme, et nous a annoncé que "si tout allait bien", à Noël ils sauraient tous écrire leur prénom.
Mon fils a donc appris, comme la quasi totalité des petits français de 3ans, à reconnaître son prénom sur le porte-manteau, et à l'écrire en "lettres bâton"… avant même de connaître les lettres de l'alphabet.

L'étape suivante était de reconnaître l'étiquette du jour de la semaine, et d'entourer des mots appris par coeur tels que "papa" "maman", "Afrique"ou encore "goûter".
Lui, n'était intéressé que par les dinosaures. il en aurait dessiné toute la journée. Mais on s'en fiche pas mal: ce n'est pas au programme de petite section, les dinosaures.

La même année, un parent d'élève commença à me parler de sa fille qui fréquentait la même classe que mon aîné: "Elle est très douée, elle savait écrire son nom à deux ans. La pauvre, elle s'ennuie à l'école!". Une autre maman, catastrophée, se joignit à la conversation en déplorant que sa fille de trois ans et demi ne savait pas encore reconnaître son propre prénom et que ce "retard" l'angoissait énormément. 

La mère de la petite George Sand en puissance, l'air compatissant, la réconforta d'un "Chaque enfant a son propre rythme" (comprendre: "Ma pauvre amie, tout le monde ne peut pas enfanter un prodige").

Ce n'est que quelques minutes plus tard que j'ai réalisé, amusée, que la première avait une petite "Eve"… et que la seconde avait une petite "Philippine".

Un principe essentiel: ne jamais donner un mot à lire à un enfant tant qu'il ne peut pas le déchiffrer. 

C'est la devise de ce tract, diffusé par SOS éducation.

Bonne nouvelle: la petite "Philippine" n'est pas en échec scolaire. Pas plus qu'un "Vincent"  qui ne sait écrire son prénom qu'en fin de CP… une fois qu'il a appris le "in", le "t" muet, et le "c" qui siffle avant le "e" (Pas de chance, c'est compliqué "Vincent").

En général, on a assez peu de formulaires administratifs à remplir entre trois et six ans, ils devraient donc s'en sortir d'ici là.

Cette pression en maternelle autour du prénom est au mieux une perte de temps, et au pire le meilleur moyen d'apporter de la confusion.

Il y a mille choses bien plus amusantes à dessiner pour s'exercer au graphisme que de recopier des mots qu'on ne sait pas lire. Des dinosaures par exemple (on y revient).


Retrouver du bon sens. 

Mon second de 5 ans, qui n'a été à l'école qu'un mois, ne sait pas écrire son prénom. Je ne le lui ai jamais fait apprendre par coeur. Il signe ses dessins avec son initiale: un "t" en cursive  (comme le z… qui veut dire Zorro!).
D'ici quelques semaines, sa progression en lecture lui permettra de découvrir son prénom avec émerveillement.

N'est-il pas logique de toujours partir du plus simple pour cheminer vers le plus complexe?
Et c'est valable dans tous les domaines.

Commencer par marcher avant d'apprendre à courir.
Commencer par la cuisson des pâtes, avant de s'attaquer à la pièce montée.
Commencer par les lettres, avant d'apprendre à lire des mots.
Commencer par le principe de multiplication avant d'apprendre ses tables par coeur...

mardi 12 novembre 2013

Top 10 des meilleurs livres pour lecteurs débutants

Voici mon top 10 des livres adaptés aux jeunes lecteurs, par niveau de difficulté croissant, testés et approuvés par mon grand Homeschooler!

Le petit Nicolas sur Kindle. 


1: Les aventures de Paco et Séverine, de la méthode Boscher. 

Ce sont six petits romans progressifs. Le premier, "Paco le petit matelot" est d'une simplicité épatante, tout en ayant une vraie intrigue. Il ne comporte que des syllabes simples (ce qui est déjà un exploit). Plus on avance dans les romans, plus la difficulté se corse en insistant notamment sur les liaisons… Bref, c'est mon coup de coeur pour les tout jeunes lecteurs débutants!

2: Les Emilie

Les fameux ouvrages de Domitille de Pressensé, publiés il y a une bonne vingtaine d'années, s'arrachaient à prix d'or sur ebay. L'éditeur a donc eu l'excellente idée de rééditer la série, enrichie de nouvelles histoires. Les graphismes sont simples, la typographie faite de gros caractères ludiques, et l'intrigue parle aux enfants. Mention spéciale pour Emilie fait pipi au lit!

3: Les imageries Fleurus

Ce sont de vraies encyclopédies pour enfant. Il y en a pour tous les thèmes, de l'espace à la préhistoire en passant par les arts ou encore les métiers. Elles servent longtemps: leurs illustrations aiguisent la curiosité des plus petits, et les jeunes lecteurs en grandissant cherchent à lire de plus en plus de légendes. Pour piquer leur curiosité, c'est top. Fleurus a su bien se moderniser en proposant une version numérique de ses meilleures imageries, ce qui permet de les visionner sur Kindle ou sur iPad.


4: Les triplés

Ce sont des recueils de bandes dessinées très courtes. Chaque histoire fait une à deux pages, c'est donc parfait pour débuter. Les textes sont très courts, très drôles, et le vocabulaire est riche. Les derniers exemplaires ont été modernisés avec succès.

5:  Tom-Tom et Nana

Toute une collection de petites bandes-dessinées très amusantes, aux textes courts. La typographie est cursive, c'est une aide précieuse pour les jeunes lecteurs.

6: Les "classiques du père castor"

Une énorme collection de petits romans, édités par Flammarion. Mention spéciale pour Marlaguette, Michka, Boucle d'or, Perlette goutte d'eau, Les trois petits cochons,  ou encore La petits fille aux allumettes. Autant de grands classiques qui apportent aux enfants un vocabulaire très riche, de la culture générale, et qui attisent le goût de la lecture. (Et honnêtement: il y en a pas loin de 200, et pas un qui soit à jeter).

7: La cabane magique 

On ne présente plus la collection best-seller de Mary-Pope Osborne. Chaque roman est une épopée à travers l'Histoire, en commençant par les dinosaures. Les petits héros trouvent un indice dans chaque roman. Les indices mis tous ensemble permettent de résoudre l'énigme: mais qui est le propriétaire de la cabane magique, qui leur permet de voyager dans le temps?


8: Les éditions du triomphe

Voilà un éditeur qui propose des choses différentes, et qui plaisent énormément aux enfants. Toudouk au Tyrol a passionné mon aîné de 6ans. La série des "Paul et Colombe à travers l'Histoire" est d'une richesse incroyable.

9: La collection des "j'aime lire"

Pour les lecteurs qui commencent à bien se débrouiller, cette collection est une véritable merveille. Victor l'enfant sauvage, Le tour du monde de Nino, Les cent mensonges de Vincent, ou encore l'Indien qui ne savait pas courir, sont ceux que mon fils préfère.


10: Geronimo Stilton

Geronimo, le héros reporter, est un hybride de Tintin et de Mickey: il fallait oser, les Italiens l'ont fait!
Chaque petit roman est une aventure autour du monde, durant laquelle Geronimo Stilton va tenter de résoudre une énigme. Mon aîné les lit sans s'arrêter: les images, la typographie, l'intrigue… tout est fait pour plaire aux jeunes lecteurs (confirmés, à partir de 7ans: les romans sont imposants).

lundi 14 octobre 2013

La planète des alphas

C'est une méthode dont je ne crois pas avoir déjà parlé ici, et pourtant elle m'est très précieuse puisque c'est un outil qui nous sert au quotidien en IEF.

Tout d'abord il faut bien l'avouer... c'est une excellente méthode d'apprentissage de la lecture... mais qu'elle est laide!
Si vous êtes amateurs de Boscher ou encore de Mico mon petit ours... le look des alphas vous piquera les yeux.

Je compatis, vraiment... mais le travail qu'il y a derrière vaut vraiment la peine d'enfiler ses lunettes de soleil et de s'accommoder de l'aspect esthétique. D'autant plus que les enfants -EUX- adorent les couleurs criardes de ces petits personnages.


Le principe

Chaque "alpha" a une bonne raison d'émettre son "chant". Par exemple Monsieur "a" aime faire des blAgues. il tient sa cAnne à l'envers en riant "ah ah ah!".
Une multitude de petites histoires amusantes aident l'enfant à mémoriser l'alphabet sans même s'en rendre compte, tout en développant sa conscience phonémique.
Travailler avec un enfant de maternelle sur les alphas, c'est vraiment prémâcher l'apprentissage de la lecture, et s'ôter beaucoup de difficultés à venir (la Toupie Tourne et le Perroquet Postillonne; rien que ça, une fois que c'est acquis, c'est quinze jours d'économisés à se prendre le bec sur "pa pe ti po tu").

Notre progression

Pour l'école à la maison j'ai travaillé en parallèle sur les alphas et la méthode des cours Sainte-Anne, "Petits pas", qui est une méthode syllabique très comparable à Boscher. Si je n'ai pas été convaincue par la méthode des alphas seule, elle me semble en revanche excellente en complément d'une bonne méthode syllabique.

J'ai suivi la progression de "petits pas".

Nous avons donc d'abord introduit les voyelles. Grâce aux alphas la distinction voyelles/consonnes est presque automatique: les membres de la famille voyelle sont des messieurs, mesdames ou mesdemoiselles, tandis que les membres de la famille consonne sont des objets ou des animaux.

Au lieu de parler des lettres présentées dans le "petits pas", nous parlions du personnage alpha (monsieur a, madame i...) et évoquions leur petite histoire alpha.

Une fois la famille voyelle parfaitement maîtrisée, nous avons poursuivi la progression avec les consonnes, l'une après l'autre en commençant par le "p" (perroquet). Pa-pe-pi-po-pu-pé... et ainsi de suite, à raison d'une consonne par semaine environ.

A Noël mon aîné lisait parfaitement un texte simple du style "Le chat a avalé le pâté".

C'est à ce moment que nous avons sorti les formidables jeu du loto et jeu des invités, et que nous avons découvert des petites histoires mémo-techniques telles que
"Monsieur o et Mademoiselle u font les fous dans la grande roue. Ils jouent à imiter le loup et crient "ouh ouh!". Tout à coup le grand méchant loup sort de son trou et crie "OUH!" Quelle frousse!"

ou encore l"histoire du serpent (s) qui zozote s'il se trouve entouré de deux membres de la famille voyelle, et qui ne retrouve le courage de siffler que si son jumeau serpent vient en renfort.

En juillet, à 6 ans, c'était parti pour les romans de 200 pages, et depuis on ne l'arrête plus.

Ce que j'ai pensé des outils

L'école à la maison me permet de rentabiliser le matériel, j'ai donc investi dans la méthode entière:

-Les figurines, point de départ de la méthode, sont le seul élément indispensable. Avec ces petits personnages et un manuel syllabique tel que Boscher, on peut très bien s'en sortir.

-Les jeux de société sont un vrai plus, d'autant plus qu'ils apportent chacun un livret introduisant de nouvelles petites histoires (pour le "ou", le "in", le "ill"...). Le jeu des invités a ma préférence, il est vraiment précieux pour aider l'enfant à décoller en lecture, et pour débloquer quelques syllabes complexes.

-Le jeu du bêta: nous n'avons pas accroché, il n'a presque pas servi.

-Le dossier pédagogique de l'enseignant (livre du maître et fichier d'activités) représente un gros investissement.Il nécessite de prendre en plus un cahier de gommettes par enfant (CP ou grande section selon le niveau). Je ne le trouve pas indispensable.

-Les petits romans sont sympathiques, mais les récits sont tirés par les cheveux et on va dire qu'ils ne font pas vraiment rêver... Ici les petits romans Boscher ont largement remporté la préférence des enfants.

-Les posters de référence n'ont pas été d'une grande utilité.



En bref, les alphas c'est une méthode laide et onéreuse, mais prodigieusement moderne, facile et ludique. Une méthode qui prouve qu'on peut encore innover avec le syllabique, et que quand on veut, on peut penser des méthodes d'apprentissages POUR les enfants, en fonction de leurs centres d'intérêt et de leur façon de fonctionner.

Et ça nous vient... de la Suisse naturellement!



Liste non exhaustive de liens sur les alphas

l'indispensable dessin animé racontant l'histoire des petits personnages (à visionner gratuitement)
et un autre syllabaire à télécharger et à imprimer (c'est celui que nous utilisons: il permet à l'enfant de s'auto-corriger)
la police d'écriture à télécharger, qui vous permettra de faire vos propres fiches d'exercices
un site entièrement dédié aux alphas, sur lequel vous trouverez de nombreux coloriages, jeux, conseils...
un autre site très complet avec de nombreuses ressources à imprimer

mardi 8 octobre 2013

La IT poésie d'Octobre: enfant charmant mode d'emploi

En découvrant cette affiche dans une boutique près de chez moi, je n'ai pas pu résister à la faire apprendre en récitation aux enfants. 
N'est ce pas craquant? 
Merci à Cali-colombe de la boutique en ligne barberine shop, pour l'inspiration! Décidément, je suis fan.